À quoi ça ressemble au quotidien
Le dimanche soir, elle a mal au ventre. Chaque dimanche soir.
Il ne veut plus prendre le bus. Il ne dit pas pourquoi.
En plein cours, le cœur s’emballe, les mains tremblent, l’impression qu’on va s’évanouir. Il sort de la classe en courant.
Vous, adulte, vous vérifiez trois fois que tout le monde est bien rentré, et vous ne dormez qu’une fois le dernier message reçu.
Quand s’inquiéter
Des signaux à prendre au sérieux
- L’anxiété empêche des choses importantes : aller à l’école, sortir, dormir.
- Les évitements s’étendent : d’abord le bus, puis les sorties, puis l’école.
- Les crises d’angoisse se répètent, ou la peur d’en refaire une prend toute la place.
- Des plaintes physiques reviennent sans explication médicale (maux de ventre, de tête).
Un avis médical reste utile pour écarter une cause physique. Ensuite, on peut travailler.
Comment je travaille dessus
Principalement avec la TCC (thérapie cognitivo-comportementale), qui a fait ses preuves pour l’anxiété. Concrètement :
- On comprend le cercle : la pensée qui alarme, le corps qui réagit, l’évitement qui soulage sur le moment et renforce la peur ensuite.
- On apprend à calmer le corps, avec la respiration et la pleine conscience.
- On revient, petit à petit et à votre rythme, vers ce qui fait peur. Pas d’un coup, jamais de force.
Ce que les parents peuvent faire dès ce soir
- Dire ce que vous voyez sans minimiser : « Je vois que ça te fait vraiment peur. » Plutôt que « Mais il n’y a rien de grave ».
- Éviter de tout organiser pour qu’il n’ait plus jamais à affronter ce qui fait peur. Ça soulage aujourd’hui, et ça grandit la peur demain.
- Pendant une crise : rester calme, parler lentement, respirer avec lui. La crise redescend toujours.
Vous pouvez m’écrire pour vous ou pour votre enfant.
Réponse personnelle de Marina, en général sous 24 h. Sans engagement.

