Des soirs comme ceux-là
Vous frappez à sa porte. Pas de réponse. Vous restez là, la main sur la poignée.
Vous avez dit « tu y vas, point final », et vous l’avez regretté dans l’heure.
L’un de vous veut laisser faire, l’autre veut serrer la vis. Et ça finit en dispute entre vous deux.
Au dîner, personne ne parle. Tout le monde regarde son assiette.
Pourquoi les deux parents
Parce que votre enfant vit avec vous deux. Parce que quand l’un devient « le gentil » et l’autre « le méchant », l’ado le sent tout de suite. Et parce que la recherche est claire : quand les parents sont dans le processus, la thérapie marche mieux.
Pour les moins de 18 ans, les rencontres avec les parents font partie du traitement. Ce n’est pas une option en plus.
Comment ça se passe
- Des rencontres régulières avec vous, en plus des séances de votre enfant. Fréquence : [à confirmer].
- On regarde ensemble les moments qui coincent : le matin, les écrans, les devoirs, les crises.
- Vous repartez avec une ou deux choses précises à essayer. La fois suivante, on regarde ce que ça a donné.
- Je ne vous répète pas ce que votre enfant me confie. Je vous dis dans quelle direction on travaille, et comment vous pouvez aider.
Ce que vous pouvez faire dès ce soir
Trois choses simples
- Choisir un moment calme, pas en pleine crise, pour dire : « Je vois que c’est dur en ce moment. Je suis là. » Sans question derrière.
- Remplacer une question par une présence. S’asseoir à côté, proposer un trajet en voiture, un thé. Beaucoup d’ados parlent mieux quand on ne les regarde pas en face.
- Vous mettre d’accord entre vous, avant d’en parler avec lui, sur une seule règle qui compte vraiment cette semaine.
Et s’il refuse de venir ?
C’est très fréquent. On peut commencer avec vous. Souvent, ce qui change à la maison finit par ouvrir la porte, et l’ado accepte un premier rendez-vous « juste pour voir ».
Vous pouvez m’écrire même si votre enfant ne sait pas encore que vous cherchez de l’aide.
Réponse personnelle de Marina, en général sous 24 h. Sans engagement.
Vous êtes arrivés de France ?
L’alyah ajoute souvent une couche de plus : la langue, l’école, les codes qu’on ne connaît pas encore. J’en parle en détail ici

