Le décalage de langue
Au bout d’un an, il parle hébreu avec ses copains et vous en êtes encore à l’oulpan. C’est lui qui traduit à la kupat holim, à la banque, à la réunion parents-profs. Ça rend service, et ça renverse un peu les rôles.
Certains ados le vivent comme une fierté, d’autres comme un poids. Souvent, les deux à la fois.
L’école israélienne
Plus directe, plus bruyante, d’autres codes avec les profs, et le bagrout qui arrive vite. Un ado qui était bon élève en France peut se retrouver perdu, s’ennuyer, ou ne plus oser lever la main.
Ce n’est pas une question d’intelligence. C’est une question de langue, et de place.
et de temps.« Je ne suis chez moi nulle part »
Trop français pour les Israéliens, trop israélien pour les cousins restés en France. Ce sentiment revient très souvent. Il n’a rien d’anormal. Mais quand il s’installe, il peut nourrir de l’angoisse, du repli, ou de la colère.
Le parent qui ne comprend plus les codes
Les soirées, le groupe WhatsApp de la classe, le tsav rishon qui arrive vers 16 ans et demi. Vous ne savez pas toujours ce qui est normal ici et ce qui ne l’est pas. Et c’est difficile de poser un cadre quand on doute de ses propres repères.
Il y a aussi ce qu’on ne dit pas : la fatigue de tout recommencer, le deuil de ce qu’on a laissé, les doutes sur la décision elle-même. Votre enfant le sent, même sans les mots.
Quand s’inquiéter
Des signaux à prendre au sérieux
- Il refuse d’aller à l’école plusieurs jours de suite.
- Il ne voit plus personne, même en ligne.
- Le sommeil ou l’appétit changent beaucoup.
- Les colères deviennent fréquentes ou violentes.
- Il dit qu’il ne sert à rien, ou qu’il vaudrait mieux ne pas être là. Dans ce cas, n’attendez pas : appelez ERAN au 1201.
Vous pouvez m’écrire en français. On voit ensemble par où commencer.
Réponse personnelle de Marina, en général sous 24 h. Sans engagement.
Comment je travaille avec les familles olim
Avec votre ado, en hébreu ou en français, selon ce qui vient. Avec vous deux, en français. On part de ce qui se passe maintenant, avec des objectifs concrets : retourner en cours, retrouver un lien à la maison, faire baisser l’angoisse.
J’ai travaillé dans une clinique francophone dédiée aux familles olim de France. Je connais bien ces situations, et j’ai moi-même quitté Marseille pour Jérusalem.
Comment se passe la guidance parentale
