À quoi ça ressemble au quotidien
Il dort jusqu’à midi le samedi, et même là, il est fatigué.
Elle a arrêté la danse. Puis les sorties. Puis elle a arrêté de répondre aux messages.
Il répond « je sais pas » à tout. Et il ne sait vraiment pas.
Vous, adulte, vous faites tout ce qu’il faut. Mais à l’intérieur, c’est gris depuis des mois.
Chez l’ado, la dépression ressemble souvent à de l’irritabilité plutôt qu’à de la tristesse.
Quand s’inquiéter
Des signaux à prendre au sérieux
- Plus de deux semaines de moral bas, de repli ou d’irritabilité.
- Des changements nets de sommeil, d’appétit, de résultats scolaires.
- L’abandon d’activités qui comptaient.
- Des phrases comme « je ne sers à rien » ou « ce serait mieux sans moi ». Dans ce cas, n’attendez pas : appelez ERAN au 1201.
Comment je travaille dessus
- En situation de crise, on commence par la sécurité : un plan concret, les personnes à prévenir, ce qu’on fait si ça empire. Si besoin, je vous oriente vers une évaluation médicale.
- Ensuite, avec la TCC, on remet du mouvement : de petites actions choisies ensemble, qui redonnent peu à peu de l’énergie et du plaisir.
- On travaille aussi sur les pensées qui écrasent, et, avec la DBT, sur la façon de traverser les moments les plus durs.
Ce que les parents peuvent faire dès ce soir
- Poser la question directement si vous êtes inquiet : « Est-ce qu’il t’arrive de penser à ne plus vivre ? » En parler n’augmente pas le risque. Ça ouvre la porte.
- Proposer une petite chose à faire ensemble, sans attente de résultat : une marche, un repas, une course.
- Prendre soin de vous aussi. Accompagner quelqu’un de déprimé épuise.
Vous pouvez m’écrire pour vous ou pour votre enfant.
Réponse personnelle de Marina, en général sous 24 h. Sans engagement.

