À quoi ça ressemble au quotidien
Depuis l’enterrement, il n’a pas pleuré. Il joue, il rit, et les adultes ne comprennent pas.
Elle garde le dernier message vocal de sa grand-mère et l’écoute le soir.
Tout le monde est revenu à la normale. Pas vous.
Il y a un an, vous avez quitté la France. Personne n’est mort, et pourtant ça ressemble à un deuil.
Chez l’enfant, le chagrin vient souvent par vagues, entre deux jeux. C’est normal.
Quand s’inquiéter
Des signaux à prendre au sérieux
- Des mois après, la vie reste arrêtée : école, travail, relations.
- Une culpabilité envahissante, ou l’idée qu’on aurait dû empêcher la perte.
- Le repli complet, ou l’envie de rejoindre la personne disparue. Dans ce cas, appelez ERAN au 1201.
- Chez l’enfant : une peur intense qu’un autre proche meure, une angoisse de séparation.
Comment je travaille dessus
On ne cherche pas à « tourner la page ». On cherche à faire de la place à la perte, pour que la vie puisse continuer à côté. L’AEDP aide à vivre les émotions sans en être submergé. La pleine conscience aide à traverser les moments où le manque revient d’un coup.
Avec les enfants, on passe aussi par le dessin, les souvenirs, les objets. Et on accompagne les parents, qui sont souvent eux-mêmes en deuil.
on peut être triste et continuer à vivre. les deux.Ce que les parents peuvent faire dès ce soir
- Utiliser des mots vrais et simples : « il est mort », plutôt que « il est parti » ou « il dort ».
- Laisser l’enfant poser ses questions, même dures, même répétées.
- Montrer votre propre tristesse. Ça lui donne la permission de ressentir la sienne.
Écrivez-moi quand vous en sentez le besoin.
Réponse personnelle de Marina, en général sous 24 h. Sans engagement.

