À quoi ça ressemble au quotidien
On lui demande d’éteindre l’écran. Trente secondes plus tard, il hurle et le téléphone vole.
Elle claque la porte, et on entend les pleurs à travers le mur.
Après, il s’excuse, il a honte, il promet. Et la semaine suivante, ça recommence.
Vous, parent, vous marchez sur des œufs toute la journée pour éviter la prochaine crise.
Quand s’inquiéter
Des signaux à prendre au sérieux
- Les crises sont fréquentes et durent longtemps.
- Il y a de la violence : objets cassés, coups, ou gestes contre soi.
- Toute la famille s’organise autour de l’humeur d’un seul.
- L’ado dit qu’il ne se reconnaît plus, qu’il « devient quelqu’un d’autre ».
Comment je travaille dessus
Avec la DBT (thérapie comportementale dialectique), conçue précisément pour les émotions intenses. On apprend des compétences très concrètes :
- repérer la montée avant l’explosion ;
- traverser une émotion forte sans rien casser, ni dehors ni dedans ;
- demander ce dont on a besoin sans crier ;
- réparer après.
Avec les ados, les parents sont intégrés au travail. Ils apprennent les mêmes outils, pour parler la même langue à la maison.
les mêmes outils, pour tout le monde.Ce que les parents peuvent faire dès ce soir
- Pendant la crise : moins de mots. Baisser la voix. Rester à distance, présent. On discute après, jamais pendant.
- Après : nommer l’émotion sans excuser le geste. « Tu étais furieux. Et on ne lance pas le téléphone. »
- Repérer ce qui précède les crises (fatigue, faim, écrans, transitions). Souvent, on peut agir avant.
Écrivez-moi l’âge de votre enfant et ce qui se passe à la maison.
Réponse personnelle de Marina, en général sous 24 h. Sans engagement.

